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Aller de Vientiane à Phonsavan, c’est quitter la capitale la plus tranquille d’Asie du Sud-Est. Direction un plateau venteux, à plus de 1 000 mètres d’altitude. Vientiane a ce rythme lent qui surprend toujours. Les rues sont larges, les klaxons rares, et le Mékong coule sans se presser à deux pas du centre. Compte deux jours pour en faire le tour, trois si tu aimes prendre ton temps. Puis tu repars vers le nord.
Comparatif rapide des options pour aller de Vientiane à Phonsavan
| Option | Durée | Prix approx. |
|---|---|---|
| ✈ Avion Le plus rapide | 30-35 min | 500 000-600 000 kip Lao Skyway souvent moins cher, vérifie que les vols sont bien opérationnels avant de réserver |
| 🚌 Bus Le moins cher Uniquement de nuit pour le VIP | 10-13 h | 95 000-130 000 kip VIP de nuit avec sièges inclinables, départ du Northern Bus Terminal |
Phonsavan, c’est différent. La ville a été reconstruite presque de zéro après la guerre, et ça se voit. Elle reste fonctionnelle, pas franchement belle, avec quelques restaurants et guesthouses le long de la rue principale. Mais tu n’y vas pas pour la ville. Tu y vas pour la plaine des Jarres, l’un des sites archéologiques les plus énigmatiques d’Asie. Des centaines de jarres de pierre, grandes comme des armoires, sont disséminées sur des plateaux herbeux depuis deux mille ans. Et personne ne sait vraiment pourquoi.
La route entre les deux villes mesure environ 380 km, mais le temps de trajet dépend surtout de l’itinéraire choisi. Le chemin le plus court passe par Pakxan, au sud. Le plus panoramique et le plus long remonte vers Vang Vieng, au nord. Dans les deux cas, ce ne sont pas des autoroutes. Ce sont des routes de montagne, sinueuses, coincées entre forêts et villages, et les kilomètres s’accumulent vite. Le transport se limite à deux options réelles, le bus et l’avion. Aucun train ne vient jusqu’ici.
Aller de Vientiane à Phonsavan en bus

Le bus reste le choix le plus courant. Le départ se fait du Northern Bus Terminal de Vientiane, à environ 10 km du centre. Il se trouve le long de la Route 13 Nord. Depuis le centre, compte 50 000 à 60 000 kip en tuk-tuk, et négocie avant de monter.
Les départs s’étalent sur toute la journée. Il y a des bus tôt le matin, vers 7h-9h, puis d’autres l’après-midi et le soir. Celui de 20h est le VIP de nuit, avec des sièges plus larges et inclinables. C’est l’option préférée de ceux qui veulent arriver reposés. Les prix vont de 95 000 kip pour le bus ordinaire à 130 000 kip pour le VIP. Le trajet dure entre 10 et 13 heures selon la route empruntée. Les bus qui passent par Pakxan sont plus rapides. Ceux qui montent par Vang Vieng mettent plus de temps, mais le paysage est plus beau. Demande au moment de l’achat quelle route suit ton bus.
Des agences comme Family Service proposent une alternative pratique. Un minivan vient te chercher à l’hôtel et t’emmène à la gare routière. Tu montes ensuite dans le bus couchette pour Phonsavan. Sur 12Go, tu peux comparer les options disponibles et voir les horaires précis. Tu achètes ton billet en ligne sans te déplacer jusqu’à la station.
À Phonsavan, le bus arrive en général au Xiengkhouang Bus Station, à l’ouest du centre. Il peut aussi s’arrêter au Phonsavan Bus Terminal (Bounmixay), plus au sud. Depuis ces deux gares, un tuk-tuk t’amène en centre-ville en quelques minutes.
Rejoindre Phonsavan depuis Vientiane en avion

Si une nuit sur un bus ne te tente pas, il existe une alternative concrète. Le vol dure environ 30 à 35 minutes. Depuis l’aéroport international de Wattay, tu atterris à l’aéroport de Xieng Khouang (XKH), à quelques kilomètres de Phonsavan.
Sur cette ligne volent Lao Airlines et Lao Skyway. Lao Skyway est en général la moins chère. Les prix démarrent autour de 500 000 à 600 000 kip l’aller simple. Lao Airlines coûte un peu plus cher, mais propose plus de fréquences en haute saison. Ça vaut le coup de vérifier sur 12go.asia, qui regroupe les deux compagnies. Tu peux comparer disponibilités et prix sans jongler entre plusieurs sites.
Un point à garder en tête. L’aéroport de Phonsavan a connu des fermetures pour travaux sur la piste, la dernière assez longue. Avant de réserver, vérifie toujours que les vols sont bien opérationnels, surtout en basse saison. Depuis l’aéroport, compte 10 minutes en tuk-tuk pour rejoindre le centre de Phonsavan.
Que faire à Phonsavan
La plaine des Jarres est devenue patrimoine de l’UNESCO en 2019. C’est en fait la raison pour laquelle le tourisme existe dans cette région. Le Site 1 est le plus proche de la ville et le plus visité. Des centaines de jarres de pierre, hautes de 3 mètres par endroits, sont dispersées sur un plateau dégagé. Les cratères des bombardements américains restent bien visibles entre les jarres. Elles datent de l’âge du fer, entre 500 av. J.-C. et 500 apr. J.-C. La théorie la plus retenue veut qu’elles aient servi à des rites funéraires, mais le mystère reste entier. Le Site 2, niché dans une zone boisée, a une atmosphère plus intime, et beaucoup le trouvent plus saisissant. Le Site 3 est le plus éloigné et le moins visité. Il vaut quand même le détour si tu as le temps.
Avant de partir vers les sites, passe par le MAG UXO Visitor Centre, en centre-ville. Le Laos reste le pays le plus bombardé de l’histoire par habitant. La province de Xieng Khouang a été l’une des plus touchées. Le musée raconte tout ça sans détour. Et regarder ensuite les cratères entre les jarres, avec ce contexte en tête, ça change tout.
Les agences locales organisent des tours d’une demi-journée ou d’une journée complète, avec chauffeur et guide, pour couvrir plusieurs sites. Sousath Travel, fondée par un archéologue, compte parmi les plus fiables et affiche d’excellents avis. Si tu cherches où dormir, réserve un peu à l’avance en haute saison, de novembre à février. Les hébergements ne sont pas nombreux, et les bons se remplissent vite. Le soir, la température chute pas mal par rapport à Vientiane. Un pull polaire dans le sac à dos n’est donc jamais du luxe.