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Aller de Vientiane à Phnom Penh, c’est descendre presque tout le Mékong laotien, puis le suivre encore au Cambodge. Tu quittes une capitale où les restos ferment tôt pour une ville où ça roule jour et nuit. Le changement de rythme, tu le sens dès le premier soir.
Comparatif rapide des options pour aller de Vientiane à Phnom Penh
| Option | Durée | Prix approx. |
|---|---|---|
| 🚌 BusLe moins cherDépart le soir | ~24 h | 1 650 000 à 2 000 000 kipsChangement de bus à Paksé et frontière à pied |
| ✈ AvionLe plus rapide | ~1h45 | ~3 800 000 kipsSeul vol direct, tous les jours |
Ce trajet, ce sont surtout les routards en tour d’Indochine qui le font. En gros, ceux qui ont bouclé le Laos et veulent filer vers le sud sans repasser par la Thaïlande. Ça arrive aussi aux expats du Laos qui ont des papiers à régler au Cambodge. Les options ne sont pas nombreuses, et au fond ça simplifie le choix.
À vol d’oiseau, les deux capitales sont à environ 750 kilomètres. Par la route, compte presque 1 300 kilomètres. Tu descends en effet jusqu’à Paksé, puis tu passes l’unique frontière internationale entre les deux pays. Concrètement, t’as deux options. Il y a le bus de nuit, pas cher mais qui te bouffe une journée entière. Et il y a le vol direct, qui te pose à destination en moins de deux heures.
Aller de Vientiane à Phnom Penh en bus

Les bus partent le soir de la Southern Bus Station. Elle se trouve sur la Route 13 Sud, à environ 9 kilomètres du centre. Chanthachone Transportation part vers 18h00, alors que Green Paradise Travel a un départ vers 20h00. Depuis le centre, tu y vas en tuk-tuk ou avec l’appli Loca. Garde-toi un peu de marge, parce qu’à Vientiane aussi l’heure de pointe existe.
Autant le dire tout de suite, le voyage dure environ 24 heures. La première partie se fait dans un bus-couchettes laotien qui roule de nuit jusqu’à Paksé. Tu y arrives le lendemain matin. Les lits sont doubles, et si tu voyages seul tu peux te retrouver à partager le tien avec un inconnu. Niveau intimité, c’est pas top, mais tu dors quand même. À Paksé, tu changes de bus à la gare KM2. Fais gaffe à tes bagages, parce qu’ils ne les transfèrent pas toujours à ta place. Le billet coûte entre 1 650 000 et 2 000 000 de kips selon la compagnie et la période. Sur le site de réservation 12Go, tu compares les départs du jour. Tu peux aussi prendre ton billet jusqu’à Phnom Penh d’un seul coup, sans rien négocier à la gare.
Depuis Paksé, le bus file droit vers la frontière. Côté laotien, le poste s’appelle Nong Nok Khiene, et côté cambodgien il devient Trapaing Kriel. Tu descends du bus pour les tampons, puis tu traverses à pied. Le Cambodge accepte l’e-visa, mais tu peux aussi faire le visa à l’arrivée pour 30 dollars. Franchement, moi j’arriverais avec l’e-visa déjà imprimé. Ça t’évite pas mal de paperasse et d’attente, sans parler des « frais » inventés sur le moment. Ce genre de truc arrive encore à cette frontière. Par voie terrestre, l’e-Arrival card n’est pas demandée et tu remplis toujours les formulaires papier à l’entrée.
Une fois la frontière passée, le bus traverse Stung Treng, Kratié et Kampong Cham. Les routes cambodgiennes se sont bien améliorées ces dernières années, même s’il reste quelques tronçons défoncés. Les pauses repas ne manquent pas, mais la bouffe est ce qu’elle est. Prends donc des snacks et de l’eau. Tu arrives à Phnom Penh le soir du lendemain. Le terminus change selon la compagnie, mais en général tu te retrouves en plein centre, près de la Poste centrale.
Si t’es pas pressé, il existe aussi une option maligne. Tu peux couper le trajet avec quelques jours aux 4000 îles, pratiquement à deux pas de la frontière. Ensuite, un bus direct te ramène à Phnom Penh. Du coup, le marathon se transforme en deux trajets bien plus humains.
Rejoindre Phnom Penh depuis Vientiane en avion
Si l’idée de 24 heures de bus te stresse, Vietnam Airlines propose un vol direct. Il part tous les jours de l’aéroport de Wattay, à 4 kilomètres du centre. Compte environ 1h45 jusqu’à Phnom Penh. Le vol, c’est le VN921, et le billet tourne autour de 3 800 000 kips. Pas donné, mais ça t’évite une nuit entière sur la route, plus une demi-journée. D’autres compagnies proposent la liaison avec une escale à Bangkok, Hanoï ou ailleurs. Elles coûtent bien plus cher et rallongent le trajet, donc ça n’a pas grand intérêt. Jette un œil sur 12go.asia, qui t’affiche les horaires et les tarifs du direct. Tu réserves au même endroit, sans jongler entre mille sites.
À Phnom Penh, tu atterris au nouveau Techo International Airport, ouvert en septembre 2025 à la place de l’ancien aéroport. Il se trouve à une vingtaine de kilomètres du centre. Pour rejoindre la ville, t’as les taxis officiels ou des applis comme Grab et PassApp. C’est souvent le plus pratique.
Un truc à savoir avant de partir. Si tu entres au Cambodge par avion, tu dois remplir l’e-Arrival card en ligne dans les 7 jours qui précèdent. Elle est gratuite et se fait sur le site officiel ou l’appli. À la fin, tu reçois un QR code à montrer à l’immigration. Sur la même plateforme, tu peux aussi demander l’e-visa et tout régler en une seule fois.
Que faire à Phnom Penh
Phnom Penh t’attrape tout de suite par le bruit. Des scooters partout, des marchés qui ouvrent à l’aube. Le soir, le Sisowath Quay au bord du fleuve se remplit de familles et de vendeurs. Le Palais royal et la Pagode d’argent, c’est la première étape pour presque tout le monde. Viennent ensuite Tuol Sleng et les Killing Fields de Choeung Ek, des visites lourdes mais nécessaires pour comprendre le pays.
Pour dormir, t’as l’embarras du choix. Réserve ton hôtel avant de partir, surtout si t’atterris tard ou si tu descends du bus en pleine soirée. Le quartier le plus vivant, c’est BKK1, bourré de bars et de cafés. Si tu préfères tout faire à pied, Daun Penh près du fleuve est plus pratique. Entre deux balades, passe faire un tour au Russian Market, un vrai bordel de stands où tu trouves de tout. La meilleure période va de novembre à février, quand il fait moins chaud et que les pluies sont finies. Trois jours suffisent pour un premier aperçu, mais la ville a le chic pour te retenir plus que prévu.